Depuis 2016, Mission inclusion conduit une réponse humanitaire au Cameroun. Soutenue par Affaires mondiales Canada, la phase 2019-2021 du projet vise à répondre aux besoins d’urgence de plus de 100 000 personnes déplacées affectées par la violence perpétrée par Boko Haram dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun. 

En effet, depuis plusieurs années, le groupe terroriste a intensifié ses activités, résultant en attaques, massacres, attentats kamikazes, enlèvements, pillages et destruction totale de villages. Afin de répondre aux besoins des populations déplacées et des communautés hôtes les plus durement touchées par la crise, notre projet table sur une réponse humanitaire évolutive, durable et respectueuse de l’environnement. Nous en avons d’ailleurs parlé plus en détails dans un précédent article. 

En plus d’offrir une assistance à court terme, notre approche a aussi pour objectif d’outiller les populations à se relever elles-mêmes de cette crise de façon durable grâce entre autres à un partenariat fort avec le Comité Diocésain de Développement (CDD) de Maroua-Mokolo. Pour ce faire, nous renforçons la résilience et l’autonomie des agriculteurs et soutenons de petits producteurs agricoles afin de redynamiser l’activité économique de la communauté. C’est grâce à ce soutien que Panta, une mère de famille de la localité de Kolofata, a pu grandement améliorer sa situation et celle de sa famille. 

« Je m’appelle Panta, veuve, mère de six enfants avec un total de neuf personnes à ma chargeÂgée de 36 ans, je suis une déplacée installée depuis quelques années à Kolofata. 

J’ai été retenue parmi les potentielles bénéficiaires d’activités génératrices de revenus en 2019. Après ma formation, j’ai rédigé un projet avec l’aide de l’équipe du CDD. C’est ainsi que mon projet de vente du poisson fumé a été retenu. J’ai reçu une bourse de démarrage d’une somme de 300$. 

Dès la réception de la bourse, j’ai ouvert un commerce. Je pars acheter le poisson à Maroua, puis je viens le vendre à Kolofata et dans les marchés environnants. Mon activité marche très bien, j’ai réalisé beaucoup de bénéfices. Grâce à cela, mes six enfants sont scolarisés. Deux de mes enfants reçoivent présentement l’enseignement secondaire.  

J’ai décidé cette année de faire la culture d’oignon. Avec mes bénéfices, j’ai loué un champ à 70 $ et acheté les semences au même prix. J’ai loué plusieurs fois la motopompe pour l’entretien de mon champ. Après la récolte, j’ai eu plusieurs sacs d’oignon, que j’ai vendu directement pour un profit total de 940$!  Tellement heureuse, avec le conseil de mes enfants, nous avons décidé d’acheter notre propre terrain ! » 

Ayant tout laissé derrière elles, la majorité des personnes déplacées et vulnérables ont perdu les moyens matériels de gagner leur vie et, conséquemment, de combler leurs besoins de base. L’histoire de Panta démontre toutefois qu’avec un coup de pouce et de la détermination, on peut faire un grand bout de chemin.  

Vous aussi pouvez donner un coup de pouce et redonner espoir à des femmes,  hommes et familles déplacées qui doivent repartir à zéro. Faites un don dès maintenant et aidez-nous à raconter d’autres histoires de succès comme celle de Panta. 

Ce projet est réalisé grâce au soutien de

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