À Madagascar, un forum de pêche réunit 150 personnes. Parmi elles, seulement trois femmes. Comment passer d’une présence presque symbolique à un véritable pouvoir de décision?

Lors de la semaine « Océans de transformation », à Montréal, sept femmes leaders du Kenya, de la Tanzanie, du Mozambique et de Madagascar ont partagé leurs réponses à cette question. Des femmes élues à la tête d’instances de gouvernance, des communautés qui font entendre leur voix, des équipes qui apprennent à écouter autrement.

Leurs expériences montrent comment l’inclusion climatique prend forme lorsque les femmes et les communautés peuvent réellement influencer les décisions qui touchent leur avenir.

Océans de transformation : les voix du terrain à Montréal

Du 19 au 22 octobre 2026, Mission inclusion a célébré les avancées du projet ReSea lors de la semaine « Océans de transformation », à Montréal.

Mis en œuvre par Mission inclusion en partenariat avec l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec le soutien du gouvernement du Canada, ReSea agit dans cinq pays de l’océan Indien occidental : le Kenya, la Tanzanie, le Mozambique, Madagascar et les Comores.

Les résultats témoignent du travail accompli dans les cinq paysages marins du projet :

  • 71 078 personnes directement rejointes, dont 45 % de femmes et 30 % de jeunes.

  • 41 700 km² de paysages marins désormais sous gestion, conservation et restauration.

Le lundi 19 octobre, au Centre Mont-Royal, le symposium « Agir pour l’adaptation climatique inclusive » a réuni la délégation de sept femmes leaders autour des approches féministes, des savoirs autochtones et locaux, de la gouvernance inclusive des aires marines protégées, des solutions fondées sur la nature et des chaînes de valeur côtières inclusives. 

Dès l’ouverture, Geneviève Gauthier, de Mission inclusion, qui animait la journée, a rappelé l’enjeu :

« Une adaptation fonctionne quand elle s’appuie sur la capacité d’agir de toutes et de tous, y compris des femmes et des jeunes, que l’on écarte encore trop souvent des décisions qui les touchent pourtant en premier. »

Geneviève Gauthier, Mission inclusion

L’inclusion climatique commence par une question : qui peut participer?

Vatosoa Rakotondrazafy, de l’UICN, a travaillé pour une alliance de pêcheuses et de pêcheurs artisans à Madagascar. Au symposium, elle a raconté comment ce réseau a cherché à faire entendre davantage les communautés, particulièrement les femmes.

« On avait créé ce réseau justement pour renforcer la voix de ces communautés. Et c’était par exemple à travers ce réseau-là qu’on a pu créer un programme […] de leadership pour renforcer la voix des femmes, parce que […] lorsqu’on organisait des forums de pêcheurs, on avait 150 participants, il y avait trois femmes parmi les participants. […] C’était juste vraiment une présence physique. […] Donc c’est pour ça, par exemple, qu’à travers ce programme, on a pu arriver à, je pense, 45 % de participation féminine dans ce réseau. Il a commencé à avoir des femmes qui sont élues comme présidentes des […] associations. »

Vatosoa Rakotondrazafy, UICN (Madagascar)

De trois femmes parmi 150 personnes à une participation féminine d’environ 45 % dans le réseau, le changement est tangible. Plus encore, des femmes accèdent désormais à la présidence d’associations.

Pour Andréanne Martel, directrice du projet ReSea à Mission inclusion, cette distinction entre présence et influence est fondamentale. La participation active constitue d’ailleurs l’un des quatre éléments de l’approche féministe de ReSea.

« Il ne s’agit pas d’avoir des femmes et des jeunes à la table : il s’agit de créer les moyens pour qu’elles et ils puissent réellement influencer et participer. Parfois, cela veut dire renforcer leurs capacités, bâtir leurs connaissances, valoriser leurs savoirs existants, leurs savoirs d’expérience. »

Andréanne Martel, directrice du projet ReSea, Mission inclusion

Mais les obstacles à la participation peuvent se cacher dans des détails qui semblent anodins.

Rose Marandu, directrice générale de Women Fund Tanzania Trust, une organisation féministe tanzanienne, en a donné un exemple : l’heure d’une réunion peut déterminer qui y participe. Certaines femmes sont déjà au marché, d’autres dans des centres de santé.

Derrière cette question d’horaire se cache un enjeu de gouvernance.

« Pouvons-nous faire en sorte que le leadership soit aussi détenu par des femmes? Parce que quand on est leader, on a de l’autorité, et on prend des décisions. Et cette autorité est essentielle pour la manière dont les ressources sont réparties, les ressources productives, afin que les femmes puissent réaliser leurs propres rêves. […] Si nous voulons vraiment l’adaptation, si nous voulons vraiment apporter des changements, du pouvoir et de l’autorité aux femmes, alors […] nous devons vraiment nous adapter. Voilà de quoi nous parlons : la voix et la participation des femmes, et leur leadership, qui doit être respecté. Et ce que nous appelons la logistique, ce sont des enjeux de gouvernance. […] Quand les décisions sont-elles prises? »

Rose Marandu, Women Fund Tanzania Trust (Tanzanie)

Quand les femmes s’organisent, leur voix porte plus loin

Prendre sa place dans les décisions demande parfois de se regrouper pour être entendue.

Vatosoa Rakotondrazafy l’a illustré avec une image tirée de son expérience auprès de l’alliance de pêcheuses et de pêcheurs :

« En travaillant à travers le réseau, c’est mieux entendu, c’est mieux respecté au niveau du gouvernement surtout, parce que quand ils se rassemblent, c’est comme les poissons : au lieu d’être le seul poisson dans la mer, si tu te rassembles, […] il y a plus de force. »

Vatosoa Rakotondrazafy, UICN (Madagascar)

Cette force collective peut ouvrir la voie à de nouvelles ambitions.

En Tanzanie, Rose Marandu a décrit comment le mentorat, la formation et les échanges entre femmes leaders contribuent à élargir les possibilités d’action.

« Nous avons fait beaucoup de ce travail par des programmes de mentorat, par la formation […]. Nous rassemblons le mouvement féministe, nous exposons les femmes à d’autres femmes leaders, pour qu’elles sentent ce à quoi ressemble le leadership. Et nous avons vu des femmes aller au-delà de leurs groupes […]. Elles en sont maintenant sorties, elles veulent briguer une fonction politique aux prochaines élections. »

Rose Marandu, Women Fund Tanzania Trust (Tanzanie)

Le projet ReSea accompagne lui aussi cette montée en leadership dans ses cinq paysages marins.

Depuis le début du projet et jusqu’à la fin de 2025, 1 568 personnes, dont 87 % de femmes et 45 % de jeunes, ont renforcé leurs capacités en leadership, en plaidoyer, en gouvernance organisationnelle et en droits humains.

Ces apprentissages ne restent pas toujours dans les salles de formation. Ils peuvent aussi se traduire par de nouvelles candidatures, des élections et un partage différent des responsabilités.

De la formation aux élections : des femmes accèdent au pouvoir

Dans le nord de Madagascar, une femme est devenue cheffe de village après avoir participé à des formations sur les droits.

Dans cette région où le patriarcat est très ancré, selon Sariaka Nantenaina, de l’organisation CforC, cette élection marque un changement dans la vie communautaire.

« Quand on a partagé les connaissances, quand on a partagé les informations, ça a permis aux femmes d’être conscientes et de prendre des décisions qui concernent leur vie. […] Être chef de village dans un endroit pareil, c’est vraiment une grande victoire et c’est vraiment un grand pas où les femmes peuvent s’exprimer. »

Sariaka Nantenaina, CforC (Madagascar)

Sariaka Nantenaina a également raconté comment des formations sur le travail d’équipe, ouvertes à l’ensemble de la communauté, ont contribué à faire évoluer les rôles traditionnellement attribués aux femmes et aux hommes.

« Avant, c’était très catégorisé. Les hommes faisaient ça, les femmes faisaient ça. […] Ça a pris quand même des années. […] C’est vraiment tout un travail de beaucoup d’années. Les hommes cèdent le pouvoir, partagent le pouvoir, justement pour avoir cette communauté équitable pour plus de production. »

Sariaka Nantenaina, CforC (Madagascar)

Ces changements demandent du temps. Certains se mesurent désormais dans la composition même des instances de gouvernance.

En Tanzanie, à Pangani Magharibi, la représentation des femmes dans l’unité de gestion de plage, une instance de gouvernance communautaire, est passée de 9 à 18 membres sur 25 lors des élections de mai 2025. Le nouveau comité compte également 16 jeunes.

Le projet ReSea y avait mené des activités de sensibilisation et de plaidoyer sur la gouvernance inclusive.

Au Mozambique, le parcours a commencé par des résistances.

Rafa Valente, de l’organisation féministe Muleide, partenaire du projet, a raconté comment son équipe a abordé les préoccupations des hommes des communautés.

« Il était très important pour nous d’apporter la voix des femmes. C’était un enjeu difficile : quand nous avons commencé, les hommes nous ont mis au défi de dire : “Alors, vous voulez travailler seulement avec nos sœurs et nos épouses?” […] Nous avons renversé la question pour vous : et si l’on travaillait ensemble, en communauté? »

Rafa Valente, Muleide (Mozambique)

En misant sur le dialogue avec les communautés, les autorités traditionnelles et les instances gouvernementales, l’équipe a contribué à ouvrir des espaces de décision auparavant réservés aux hommes.

« Nous avons réussi à nouer le dialogue avec les instances gouvernementales et les autorités traditionnelles, et nous avons aussi réussi à porter la voix des femmes. Nous avons réussi à faire élire cinq femmes aux plus hautes instances de décision de la pêche. Quand nous avons commencé le programme, il n’y avait aucune femme. […] Et l’une d’elles dirige l’unité communautaire de pêche. »

Rafa Valente, Muleide (Mozambique)

Cinq femmes élues là où aucune ne siégeait auparavant. L’une d’elles dirige maintenant l’unité communautaire de pêche.

Ce travail se poursuit sur le terrain, comme l’illustre aussi la visite d’une délégation canadienne dans le paysage marin d’Inhambane, au Mozambique, en mars 2026.

Aux Comores, le lancement du projet ReSea à Mohéli avait également mis l’accent sur le rôle des communautés et des organisations féministes locales dans l’adaptation climatique.

Être élue, c’est une chose. Pouvoir décider, c’en est une autre.

Même lorsqu’une instance compte une majorité de femmes, les rapports de pouvoir peuvent persister.

Magdalyne Were, de Mission inclusion Kenya, accompagne 45 entreprises de l’économie bleue dans les cinq pays du projet, en mettant particulièrement l’accent sur les femmes et les jeunes.

Dans l’un des groupes soutenus par son équipe, les femmes étaient majoritaires. Pourtant, les hommes se présentaient comme conseillers et continuaient à prendre les décisions.

L’équipe a alors proposé de revoir la composition de l’organe consultatif.

« Pour nous, notre rôle est d’autonomiser les femmes et de réduire ou, techniquement, de supprimer les obstacles qui existent. Ce que nous avons pu faire, c’est demander une nouvelle élection des conseillères et conseillers au sein du groupe, pour que les groupes eux-mêmes choisissent et équilibrent leur organe consultatif, afin que celles et ceux qui y siègent puissent décider à égalité de qui participe, de qui bénéficie et de qui est reconnu, et de la manière dont les profits sont partagés au sein du groupe. »

Magdalyne Were, Mission inclusion Kenya

Qui participe? Qui bénéficie? Qui reçoit la reconnaissance? Et qui décide du partage des profits?

Ces questions illustrent pourquoi l’inclusion climatique doit aller plus loin que le nombre de femmes présentes.

Elles invitent aussi les équipes de projet à revoir leur propre façon de travailler.

Denise Nicolau, écologue marine à l’UICN et responsable régionale de la composante des solutions fondées sur la nature de ReSea, a raconté comment son équipe a dû modifier son approche.

« Nous voulions livrer le cadre, former les gens, et eux feraient la restauration. Magnifique, et facile. Mais la vie n’est pas une ligne droite, n’est-ce pas? Nous avons connu un moment où il a fallu reculer et écouter […]. Les solutions fondées sur la nature, ce n’est qu’un acronyme, mais les gens gèrent leurs ressources depuis 10 000 ans, je dirais. Ils savent ce qu’ils ont, ils savent les défis auxquels ils font face. […] Ils savent ce dont ils ont besoin. Pour cette composante, nous avons davantage appris en écoutant les communautés et les groupes avec lesquels nous avons travaillé que l’inverse. […] Nous avons des femmes influenceuses. Elles ont fait partie de la composante de formation, et elles sont maintenant les championnes des solutions fondées sur la nature […]. »

Denise Nicolau, UICN

Écouter les savoirs et les expériences des communautés change la manière de concevoir les interventions.

Ce principe touche également les relations entre les organisations de coopération internationale et leurs partenaires.

Richard Veenstra, directeur général de Mission inclusion, a rappelé que la coopération internationale a hérité d’une tradition parfois marquée par un esprit de sauveur, dans des relations qui n’étaient pas toujours égalitaires.

Il a exprimé la volonté de faire évoluer cette posture :

« Aujourd’hui, notre esprit, notre volonté […] c’est d’être un vrai partenaire dans une lutte commune et dans un engagement commun et pour des bénéfices communs. »

Richard Veenstra, directeur général, Mission inclusion

Dans cinq ans, qui dirigera l’adaptation climatique?

À la fin du panel d’ouverture, Perpetua Angima, de Mission inclusion Kenya, a invité les personnes panélistes à se projeter dans l’avenir.

« Imaginez que, dans cinq ans, les femmes et les autres communautés historiquement marginalisées puissent dire avec assurance qu’elles ne font pas que participer à la conservation et à l’adaptation climatique, mais qu’elles les dirigent et les façonnent véritablement. De votre point de vue respectif, quel est l’unique changement que nous devons faire aujourd’hui pour transformer cette ambition en réalité? Et quelle est l’unique action que nous devons mener aujourd’hui pour rendre cet avenir possible? »

Perpetua Angima, Mission inclusion Kenya

Sa conclusion a ramené la discussion à la manière dont les décisions sont prises.

« La discussion d’aujourd’hui ne consiste pas seulement à rendre la conservation plus inclusive. Il s’agit de repenser la façon dont la conservation et l’adaptation climatique sont conçues, financées, mises en œuvre et aussi pérennisées. […] Que cette conversation nous inspire à passer de la consultation à la prise de décision partagée, et des interventions à court terme à un changement durable mené par les communautés. »

Perpetua Angima, Mission inclusion Kenya

Une ambition que Geneviève Gauthier avait résumée dès l’ouverture du symposium, en expliquant pourquoi le mot « inclusive » figurait toujours dans le titre de l’événement :

« Nous gardons le mot inclusive dans le titre. Nous le gardons en attendant le jour où ce mot deviendra inutile parce qu’il ira de soi. »

Geneviève Gauthier, Mission inclusion

Financer l’inclusion climatique : l’argent atteint-il les communautés?

Donner aux femmes et aux communautés les moyens de décider soulève une autre question : ont-elles accès aux ressources nécessaires pour mettre leurs décisions en œuvre?

C’était tout l’enjeu du « Rendez-vous pour l’inclusion climatique : pour un financement accessible aux communautés, aux femmes et aux jeunes », tenu le jeudi 22 octobre à la Maison du développement durable, à Montréal.

Animé par Andréanne Martel, le panel réunissait Kerry Max (Affaires mondiales Canada), Anne-Marie Lévesque (FinDev Canada), Rose Marandu (Women Fund Tanzania Trust) et Soomin Han (Réseau action climat Canada).

La discussion s’est déroulée en français et en anglais, avec interprétation simultanée.

Reconnaître les savoirs des femmes

Pour Kerry Max, l’égalité de genre contribue directement à l’efficacité de l’action climatique. Les connaissances issues des expériences des femmes doivent faire partie des réponses proposées.

« C’est essentiel pour l’efficacité, c’est essentiel comme un atout en soi, un atout direct pour les femmes et les filles. Mais c’est clair que, spécialement dans le changement climatique, […] les femmes […] ont des connaissances, des idées qui sont uniques à leurs expériences, l’engagement des femmes est absolument essentiel. »

Kerry Max, Affaires mondiales Canada

Repenser les règles d’accès au financement

Anne-Marie Lévesque a soulevé une question concrète : les modèles de financement des banques sont-ils adaptés aux réalités des femmes entrepreneures?

« Votre modèle n’est pas adapté pour ça. Est-ce que vous avez regardé justement vos exigences de collatéral? Est-ce qu’on peut combattre cette perception que les femmes ne sont pas bankables? »

Anne-Marie Lévesque, FinDev Canada

Faire parvenir les fonds directement aux femmes

Rose Marandu a appelé à revoir les circuits du financement international et le rôle des intermédiaires.

« Nous parlons de décoloniser le financement, de décoloniser les ressources, et de sortir l’argent des mains des intermédiaires, des mains des organismes multilatéraux […] et de travailler avec les structures qui sont déjà en place pour faire parvenir l’argent aux femmes […]. Nous avons prouvé à maintes reprises qu’il existe d’autres infrastructures et d’autres véhicules par lesquels nous pouvons financer le travail et l’urgence des femmes qui subissent de plein fouet […] les changements climatiques à l’échelle mondiale. »

Rose Marandu, Women Fund Tanzania Trust (Tanzanie)

Ne pas laisser l’adaptation climatique sous-financée

Soomin Han a rappelé que les choix de financement ont eux aussi des conséquences sur l’égalité de genre.

« Les femmes, les filles et les personnes de la diversité de genre sont souvent les plus impliquées dans le secteur agricole ou dans l’adaptation. Si nous continuons de sous-financer structurellement ces secteurs et les besoins d’adaptation, cela veut aussi dire que vous décidez de faire en sorte que les femmes restent sous-financées et que les projets dirigés par des femmes continuent d’être sous-financés. »

Soomin Han, Réseau action climat Canada

Les échanges ont mis en évidence une même préoccupation : les mécanismes financiers doivent mieux rejoindre les personnes et les organisations qui agissent directement sur le terrain.

Cap sur la COP31 : qui sera dans la pièce ?

À quelques jours de la COP31, la conférence des Nations Unies sur le climat, qui se tiendra à Antalya, en Türkiye, du 9 au 20 novembre 2026, la question demeure entière.

Qui prendra les décisions sur le financement climatique? Et quelle place sera accordée aux femmes, aux jeunes et aux communautés qui vivent les conséquences des changements climatiques?

Mission inclusion plaide pour un financement climatique accru, prévisible et durable, accordé sous forme de subventions plutôt que de prêts, et accompagné d’un soutien direct aux organisations et aux communautés des pays du Sud. Un financement qui tient compte des inégalités de genre et permet aux communautés de définir leurs propres priorités.

Andréanne Martel sera à Antalya pour suivre les négociations et en informer le public québécois.

« L’inclusion climatique est la condition de toute action qui fonctionne. Nous serons à Antalya pour que le financement atteigne enfin les communautés, les femmes et les jeunes, et pour que le Canada y joue un rôle clé. »

Andréanne Martel, directrice du projet ReSea, Mission inclusion

De Madagascar au Mozambique, les témoignages entendus à Montréal montrent ce qui peut changer lorsque des femmes accèdent aux décisions et que les communautés participent à la définition des solutions.

Pour faire avancer l’inclusion climatique, à la COP31 comme dans les villages côtiers, la question reste la même : qui sera dans la pièce, et qui aura véritablement le pouvoir de décider?

👉 Découvrez comment le projet ReSea fait avancer l’inclusion climatique